Les dimensions de la conscience et l'évolution technologique

l'intelligence artificielle ou bien la mort symbolique de la créativité humaine

Toute philosophie favorisant la vie humaine, toute éthique positive et toute métaphysique prétentieuse ne saurait cerner cette hyperréalité qui transgresse l'essence même d'être un homme. On essaie

 

    Abstract
    Le jour viendra où les voitures parcourront les cieux, tracent des voies dans l’air, bien au-delà des routes terrestres. La technologie dominera les cerveaux , comme le train qui passe en vitesse sur des rails fébriles, mais cette évolution n’atteindra-t-elle pas la conscience humaine d’une manière nouvelle, différente ? Les êtres humains, dans un monde de flux robotique, devront-ils céder leur place à des consciences augmentées ? Ce "grand remplacement" des tâches par des systèmes cybernétiques saura-t-il produire une conscience capable de penser comme Aristote ou Spinoza ? Ces nouvelles "grandes consciences" ne sont pas à prendre à la légère, car ce sont elles qui redéfinissent la condition de la conscience collective. Leurs émergences seront-elles un phénomène marginal ou bien un processus amplifié par des technologies transhumanistes, comme des puces cérébrales augmentant l’intellect humain, transformant l’homme en érudit hyper-évolué ? Telles sont des questions qui hanteront les générations futures. Pour ma part, je n'oserais pas y répondre, ni même théoriser. Ce n’est pas par peur d’être fautif, mais par un instinct de déni. Je préfère ignorer ces évolutions, car elles annoncent un remplacement profond des modes de pensée, des langages, de l'art, de la technologie, et de l’académie. Ce bouleversement, bien qu’il puisse marquer un progrès phénoménal, aura sans doute l’impact le plus puissant sur la conscience humaine que nous ayons jamais connu. Il oscille entre science-fiction et philosophie, et, même si nous remercions la technologie, il ne faut pas le faire au détriment d'un danger imminent : celui de la paresse.